09 juillet 2009

Pénélope et... Ulysse

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Après cet article, j’espère qu’on arrêtera de croire que toutes les pénélopes sont de fieffées.... interlopes, comme le sous-entendait Georges, le sétois... A moins que ce ne soit moi...

Il paraît, et moi ça me dérange, que Pénélope est le symbole de la fidélité. Mais de la fidélité à quoi, me diras-tu ? Et tu auras raison parce que s’il faut être fidèle c’est d’abord à quelque chose, à ses idées, ses sentiments... et non à quelqu’un. Le quelqu’un sera le prolongement du quoi. Et ce n’est déjà pas si mal. Je me goure ?!...

Note que la plupart de tes contemporains, congénères et autres proximités te poseront toujours la question de savoir à qui s’adresse ta fidélité et non pas à quoi.

Pour la fidélité, ça y est, je lui ai réglé son compte. Revenons à Pénélope.

Celle-là, elle me plaît bien. Gonzesse, si on en croit Homère, bien foutue et plutôt délectable voire désirable, elle aurait passé des années privée d’exultation pendant que son grand farceur de mari se trimbalait aux quatre coins du monde d’alors à combattre des mirages et des trucs inventés juste pour entretenir la crédulité des peuplades de ces temps reculés...

Tu y crois, toi ?!...

Comme ça, sans télé, sans PSP, sans xBox, sans téléphone portable, sans lecteur MP3, MP4 et tous ces trucs encodés, sans voiture, sans boîtes de nuit, sans lecteur de DVD, sans GPS pour retrouver le chemin de ses rêves, elle aurait passé une multitude de soirées à attendre ?!... Je suis perplexe parce qu’à ce point-là, il faut être tombé tout petit dans les bénitiers de l’ordre de Cîteaux pour être aussi chaste... et se priver d’autant de bonnes choses. Vingt ans !,... Putain, vingt ans !... Autant dire, toute sa vie.

J’espère au moins qu’elle avait un sex toy pour réchauffer ses soirées et se rendormir de ses insomnies...

Pénélope restera ad vitam aeternam une énigme pour moi qui suis incapable de me priver d’aucun plaisir et qui, sois-en sûr, ne revendique aucune volonté d’y parvenir... Dieux grecs, romains et autres réunis, merci.

Une fille qui a eu 108 prétendants (oui, tu as bien lu cent huit), je pensais qu’elle les aurait tous essayés, queue leu-leu, chacun leur tour pour voir et aurait jeté les moins bons avec dédain pour ne garder que les plus... gaillards.

Eh bien, non, elle a tricoté au lieu de fricoter... et pendant que son mari, le Ulysse de l’histoire, faisait le beau, le vaillant dans les contrées lointaines, à Troie, elle n’avait, elle, qu’à faire ça à plusieurs... On voit bien qu’Epicure et autres hédonistes n’étaient pas encore passés par là...

Parce qu’accomplir des actes de bravoure, c’est bien beau mais, premièrement, ça change rarement la face du monde, deuxièmement, ce n’est pas ça qui va faire exulter les Pénélope.

Enfin, voilà pour elle, Ulysse, Homère, l’Iliade et tout un tas de mythes qui, comme chacun sait, ont la vie dure...

Alors, si d’aventure un quidam, aussi célèbre soit-il, te dit que toutes les Pénélope sont de fieffées salopes, souviens-toi qu’il y en a eu une, au moins, qui était chaste comme les oreilles d’une nonne qui n’aurait jamais vu autre chose que le couvent des sœurs de la privation des plaisirs... ordre religieux bien connu chez les grenouilles de bénitier, lui-même, sous-ordre de sainte nitouche, couvent où se retrouvent toutes celles et tous ceux (les hypocrites) qui pensent que se faire plaisir est un péché capital alors que, bien au contraire, il est capital de se donner du plaisir...

Et ce capital-là, ne le laisse pas entrer en crise, descendre dans la récession. Active son cours... il aura toujours la cote.

Posté par J Earthwood à 15:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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